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Histoire du meuble chinois

 

Le mobilier chinois classique a beaucoup évolué selon les époques, passant d’une grande sobriété de style à une certaine complexité, et s’adaptant aux changements culturels et économiques.

Dans l’antiquité, les Chinois s’asseyaient généralement par terre sur des nattes de paille. L’usage des lits et des banquettes s’est répandue après la période des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.). Sous les dynasties Wei et Tsin (220-420) et sous les dynasties du Nord et du Sud (420-589), les chaises de style occidental, les tabourets pliants et autres types de sièges ont peu à peu fait leur apparition en Chine.

Depuis, les Chinois ne s’assoient plus par terre les jambes croisées mais sur des chaises, et les nattes ne sont plus utilisées que pour recouvrir les lits et les banquettes.

A partir de la fin de la dynastie Qing, les Chinois ont commencé à adopter des modes de vie inspirés de l’étranger, et les meubles classiques, jusqu’alors omniprésents, sont progressivement devenus des pièces de collection.

Les chaises, les tables, les commodes, les bibliothèques et les paravents ont atteint leur apogée sous les Ming (1368-1644) et les Qing.

Les meubles Ming ont des lignes simples et douces. La décoration y est en général harmonieuse, élégante et discrète, et souligne les qualités esthétiques propres aux lignes carrées de ce style.

Sous les Qing, du fait du développement du commerce avec l’étranger et de l’amélioration des techniques artisanales, le mobilier chinois s’est enrichi d’ornementations chargées et de motifs sculptés.

La qualité du mobilier des périodes Ming et Qing en font encore les sources majeures d’inspiration pour les artisans d’aujourd’hui.

Tout comme dans l’architecture traditionnelle, le bois était dans la Chine ancienne le matériau de base, ainsi que le permettaient les immenses richesses forestières de la Chine. Le mobilier se divise en deux catégories principales : les meubles laqués et les meubles en bois dur.

Les meubles laqués se trouvaient surtout dans les palais, les temples, et les demeures des puissants. Les techniques employées pour leur fabrication étaient : t’i-hung ou laque gravée ; t’ien-ch’i, dans laquelle la laque est utilisée pour remplir un dessin gravé, puis polie ; miao-ch’i, ou laque peinte ; et luo-tien, dans laquelle les meubles sont incrustés de nacre. Parfois, plusieurs techniques sont utilisées sur le même meuble.


Le mobilier de bois dur était fréquent dans les demeures des familles riches, et encore plus dans les maisons des nobles et des hauts fonctionnaires. Les bois employés étaient le bois de santal rouge, le poirier, le palissandre, l’ébène, et le nanmu. Parmi ces différentes essences, c’est le sandal rouge qui est la plus précieuse et la plus solide : sa texture est dense, il est très dur et il résiste bien à l’usure du temps.

Par ailleurs, les meubles en bambou et en rotin ont également une longue histoire. Le bambou est un produit typique de l’Asie, et cette industrie est bien développée dans l’île au climat tropical de Taïwan. Des techniques simples et ingénieuses sont employées pour fabriquer des meubles astucieux, dont les pièces peuvent être démontées, assemblées ou utilisées séparément. Le bambou peut être associé à d’autres matériaux, comme le bois, le rotin, le métal et les carreaux de céramique, en des variations infinies.

Les Chinois aiment beaucoup les meubles incrustés de nacre ou sculptés. Outre la nacre et l’émail, l’on trouve également des incrustations de jades aux couleurs vives, d’ivoire, de corne, d’agate, d’ambre et de pierres dures diverses. Le marbre, par exemple, est souvent utilisé, de même que la céramique. Une autre technique utilisée depuis fort longtemps par les menuisiers chinois est la marqueterie. Pour la sculpture, diverses méthodes sont employées, notamment le modelé en relief, le bas-relief et la ciselure. Les motifs les plus couramment utilisés sont les fleurs, les dragons, les phœnix, le k’i-lin (un animal mythologique), et les nuages et les feuilles stylisés.

Le mobilier chinois classique est en général disposé en ensembles symétriques. On y ajoute des objets décoratifs afin de d’alléger l’atmosphère de la pièce : peintures et calligraphies accrochées au mur, objets de porcelaine, émaux ou autres bibelots précieux placés dans une vitrine, ou encore compositions de fleurs en jade ou en gemmes placées sur un guéridon. Ces éléments apportent des touches de couleur et d’élégance à un mobilier par ailleurs assez lourd.

Avec la prospérité, les gens accordent de plus en plus d’importance à la décoration intérieure et à l’aménagement des pièces, et choisissent leur mobilier avec plus d’attention. Le style chinois classique est particulièrement en vogue : les antiquités et les vieux meubles sont très prisés, et prennent leur place dans les intérieurs modernes.

 Malheureusement beaucoup de meubles anciens ont été détruits lors de la révolution culturelle car le parti communiste chinois faisait disparaître toutes les oeuvres tradtionnelles.

Source : Centre Culturel de Taïwan à Paris

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